Le Real se qualifie, malgré Inzaghi

Le Real Madrid a arraché le nul dans les arrêts de jeu (2-2) chez l’AC Milan et par la même occasion sa qualification pour les 8e, passant tout près d’être corrigé par un doublé de l’inusable “Pippo” Inzaghi (37 ans), mercredi lors de ce choc de la 4e journée de Ligue des champions.

Entré à la 68e minute à la place d’un Pato bien pataud, Pippo a failli abattre le Real à lui seul, mais Pedro, servi par Karim Benzema, a rendu justice à la supériorité manifestée par le Real pendant plus d’une heure (90+4).

Avec 5 points, le Milan devra lutter avec Auxerre (3 points), où il se rend le 21 novembre, et l’Ajax Amsterdam (4 points), attendu à San Siro pour la dernière journée. Le Real (10 points), est qualifié. Mission accomplie pour “Mou”.

Mais l’équipe de José Mourinho a failli payer cher de n’avoir pas su tuer le match. Pippo a signé deux buts chapardés “à la Inzaghi”. Il a d’abord profité d’une frappe de Zlatan Ibrahimovic repoussée par Iker Casillas (68), puis taclé dans le but une passe en cloche de Gennaro Gattuso (78).

Il a rejoint l’Espagnol Raul en tête des meilleurs buteurs de l’histoire de coupes d’Europe (70 buts).

Le pressing du Real
La plus belle affiche que puisse proposer l’Europe du football avec 16 victoires en C1 (9 pour le Real, 7 pour Milan) a tenu ses promesses, offrant un match très agréable et engagé. Le Real a d’abord tout mieux fait que le Milan, marquant en fin de première période par Gonzalo Higuain (45).

L’Argentin Angelo Di Maria avait rattrapé une gourmandise de début de partie (il avait oublié Higuain et Cristiano Ronaldo) en servant idéalement Higuain qui évitait Nesta pour tromper Cristian Abbiati (45). L’avantage était mérité.

Le Real de José Mourinho, qui semble avoir dégagé son onze titulaire, est bien plus en avance dans sa saison que l’AC Milan. Leader de la Liga, il n’a toujours pas perdu un match, alors que les Rossoneri restaient sur une défaite contre la Juventus Turin ici-même, samedi (1-2).

Le pressing du Real, estampillé Mourinho, a beaucoup gêné les Milanais, qui devaient souvent réussir plusieurs dribbles pour sortir un ballon. Les Blancs se sont créés les plus belles occasions.

Ronaldinho, de retour après deux matches au repos, était aligné à gauche, et non plus en meneur de jeu, la position où Massimiliano Allegri l’avait fixé en octobre, n’a rien réussi hormis une passe en louche vers Zlatan Ibrahimovic (37).

“Mou”, accueilli par un concert de sifflets réservé à l’homme qui a fait l’Inter, l’ennemi intime, champion d’Europe, n’est pas reparti battu. Il est reparti en grand vainqueur avec sa qualification en poche.

Zinédine Zidane, à qui Mourinho a demandé d’être un lien avec l’équipe, plus spécialement en Ligue des champions, qui était en tribunes, aura apprécié l’orgueil des Madrilènes.

Autres spectateurs de marque, le président de l’Uefa, Michel Platini, et le sélectionneur de l’équipe de France, Laurent Blanc, venu voir Karim Benzema pour un gros quart d’heure (il est entré à la 73e minute) et une passe décisive, seul Bleu de la feuille de match, étaient aussi dans les tribunes. Ils ont apprécié.

 

 

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